
(Interview avec docteur Jean-Pierre Royol)
Jean-Pierre Royol est docteur en psychologie et psychopathologie clinique. Directeur de PROFAC - centre privé de Recherche et de Formation en Art-thérapie à Arles, France du Sud. Sa thèse doctorale et son travail pratique concernent des enfants autistes et psychotiques. “Mes patients sont des personnalités et ils ont besoin surtout du respect” – dit-il.
- Quel est le but de l'art-thérapie, docteur Royol?
L'art-thérapie est une méthode qui utilise la création artistique comme support de la relation thérapeutique. Elle s'adresse surtout aux personnes qui éprouvent trop des difficultés à entrer dans une psychothérapie essentiellement verbale. Ces personnes expriment et dépassent leurs difficultés de manière symbolique par le biais d'un travail de création individuel ou en groupe en prennant d'autres voies que la parole. Ce qui est recherché est le retour à une confiance en soi et en ses capacités d'agir ainsi que la sortie de l'isolement social.
- Qui pratique l'art-thérapie en France et où?
Cette thérapie est de plus en plus utilisée dans les services de prévention ou de soin . On la pratique dans des instituts de rééducation, des hôpitaux ou des centres de soins spécialisés comme la pédiatrie ou la gérontologie. Les art-thérapeutes sont formés par les Universités et des centres privés qui proposent des programmes alliant psychologie clinique et pratique artistique .
- Votre centre est international et à part des étudiants français, il forme des étrangers, même bulgares. Cette communication, qu’est-ce qu’elle vous apporte?
Oui, notre centre est particulièrement ouvert sur le monde et reçoit plusieurs étudiants étrangers chaque année. Nous estimons que cette ouverture vers d'autres cultures et d'autres pratiques est un enrichissement réciproque.
- Quels sont les cas traités avec plus de succès dans votre pratique thérapeutique?
Je pourrais citer le cas d'une patiente toxicomane que l'on disait incurable et qui aujourd'hui dédicace son premier roman qui s'appelle " Femme foetale " en laissant tomber la drogue. Une autre de mes patientes - suicidaire, expose ses oeuvres, connait un certain succès et a pu aussi publier un roman qui s'appelle "Pas perdue ".
Je ne peux pas négliger non plus ce patient ayant connu de très graves passages à l'actes suicidaires et des internements réguliers à l'hôpital psychiatrique et qui aujourd'hui participe à de très nombreuses expositions artistiques en France comme à l'étranger.
Mais bien sûr tous ne deviennent pas artistes et écrivains(et ce n’est pas le but de cette thérapie). C’est pour cela que je ne veux pas laisser sans citer enfin le cas de cette jeune femme anorexique dans un état très grave qui aujourd'hui a tout simplement retrouvé l'appétit…de vivre.
- Quel conseil pouvez-vous donner à nos lecteurs?
Même s’ils n’ont pas besoin de faire une art-thérapie car les problèmes qu’ils rencontrent sont surmontables, il faut savoir que la créativité est une recette de santé . Il est fort probable que nous serions moins tendus et même stressés si nous prenions le temps de créer sachant que l'on peut créer avec très peu de moyens. L'enfant nous en donne le secret en créant avec tout ce qui lui tombe sous la main. En art-thérapie on peut retrouver cet enfant qui est en nous et qui a parfois grandi trop vite !
Jean-Pierre Royol est docteur en psychologie et psychopathologie clinique. Directeur de PROFAC - centre privé de Recherche et de Formation en Art-thérapie à Arles, France du Sud. Sa thèse doctorale et son travail pratique concernent des enfants autistes et psychotiques. “Mes patients sont des personnalités et ils ont besoin surtout du respect” – dit-il.
- Quel est le but de l'art-thérapie, docteur Royol?
L'art-thérapie est une méthode qui utilise la création artistique comme support de la relation thérapeutique. Elle s'adresse surtout aux personnes qui éprouvent trop des difficultés à entrer dans une psychothérapie essentiellement verbale. Ces personnes expriment et dépassent leurs difficultés de manière symbolique par le biais d'un travail de création individuel ou en groupe en prennant d'autres voies que la parole. Ce qui est recherché est le retour à une confiance en soi et en ses capacités d'agir ainsi que la sortie de l'isolement social.
- Qui pratique l'art-thérapie en France et où?
Cette thérapie est de plus en plus utilisée dans les services de prévention ou de soin . On la pratique dans des instituts de rééducation, des hôpitaux ou des centres de soins spécialisés comme la pédiatrie ou la gérontologie. Les art-thérapeutes sont formés par les Universités et des centres privés qui proposent des programmes alliant psychologie clinique et pratique artistique .
- Votre centre est international et à part des étudiants français, il forme des étrangers, même bulgares. Cette communication, qu’est-ce qu’elle vous apporte?
Oui, notre centre est particulièrement ouvert sur le monde et reçoit plusieurs étudiants étrangers chaque année. Nous estimons que cette ouverture vers d'autres cultures et d'autres pratiques est un enrichissement réciproque.
- Quels sont les cas traités avec plus de succès dans votre pratique thérapeutique?
Je pourrais citer le cas d'une patiente toxicomane que l'on disait incurable et qui aujourd'hui dédicace son premier roman qui s'appelle " Femme foetale " en laissant tomber la drogue. Une autre de mes patientes - suicidaire, expose ses oeuvres, connait un certain succès et a pu aussi publier un roman qui s'appelle "Pas perdue ".
Je ne peux pas négliger non plus ce patient ayant connu de très graves passages à l'actes suicidaires et des internements réguliers à l'hôpital psychiatrique et qui aujourd'hui participe à de très nombreuses expositions artistiques en France comme à l'étranger.
Mais bien sûr tous ne deviennent pas artistes et écrivains(et ce n’est pas le but de cette thérapie). C’est pour cela que je ne veux pas laisser sans citer enfin le cas de cette jeune femme anorexique dans un état très grave qui aujourd'hui a tout simplement retrouvé l'appétit…de vivre.
- Quel conseil pouvez-vous donner à nos lecteurs?
Même s’ils n’ont pas besoin de faire une art-thérapie car les problèmes qu’ils rencontrent sont surmontables, il faut savoir que la créativité est une recette de santé . Il est fort probable que nous serions moins tendus et même stressés si nous prenions le temps de créer sachant que l'on peut créer avec très peu de moyens. L'enfant nous en donne le secret en créant avec tout ce qui lui tombe sous la main. En art-thérapie on peut retrouver cet enfant qui est en nous et qui a parfois grandi trop vite !
PS: L’annuaire des art-thérapeutes de PROFAC: http://www.artherapie.levillage.org/